Un samedi pas comme les autres
Par Susie, samedi 12 mai 2007 à 21:40
Aujourd'hui, on avait prévu avec mon père d'aller à sa maison à la montagne pique-niquer au soleil (voir ici).
Il a commencé à tondre le gazon pendant que moi je préparais le pique-nique. L'ayant finis assez vite, je suis allée voir mon père où il en était. Et j'ai vu mon père avec un regard dans le vide et ses mains qui tremblaient sur la tondeuse. Je lui ai demandé si cela allait et il m'a répondu : "Ca ne va pas, il faut que je m'asseye et ça ira mieux".
Il n'arrivait pas à s'assoir, il s'est juste baissé et il a essayé en même temps d'éteindre la tondeuse. J'ai éteinds moi-même la tondeuse et je l'ai aidé à s'assoir. Et il s'est couché sur le ventre et a fait une crise d'épilepsie. Pendant cette crise, je l'ai mis en position latérale de sécurité et je l'ai maintenu contre moi, pour pas qu'il s'étouffe. Il commençait à s'étouffer, alors je lui ai ouvert la bouche, j'ai vu qu'il était en train d'avaler son dentier du bas, alors je suis allée le chercher. Il m'a mordure au passage à cause de ses tremblements. Et j'ai attendu que cela passe. Après les tremblements, il a eu énormément de mal à respirer. Je l'ai un peu soulevé et je l'ai assis, en appui contre moi, afin de dégager ses poumons pour qu'il puisse plus facilement respirer. Je l'ai mis en appui contre moi, car on était au milieu de l'herbe et il n'y avait aucun appui. Il est lourd, il fait environ cent kilos. J'essayais de le calmer en lui parlant. J'essayais surtout à ce qu'il reprenne conscience. Cet état a duré un bon moment. Quand il a pû reprendre enfin correctement sa respiration, il a ouvert les yeux, mais il était pas encore conscient. Je lui parlait encore afin qu'il revienne à lui.
Au bout d'un moment, il me répondait, un peu étrangement, mais il répondait. Je lui ai demandé si je pouvais le reposer afin de l'allonger sur le dos, dans le but d'aller appeler les pompiers (car on était en France). Je suis allée chercher mon téléphone et je suis revenue vers lui pour voir s'il était toujours conscient, et pour lui demander à quelle adresse on était. Il était assis et n'a pas sû me répondre pour l'adresse. Il s'est levé avec du mal et je lui ai dis d'aller s'assoir dans la voiture. Il a suivi ce que je lui ai dis, je l'ai bien entendu accompagné car il tenait vraiment tout juste debout. Mon père dans la voiture, j'ai vite rangé la tondeuse, récupéré le pique-nique, tout fermé à clé et je l'ai amené au urgences à l'hôpital de Genève (à environ 40 km). Le chemin ne m'a jamais paru si long. Il y avait peut-être un hôpital plus près. J'en sais rien, on est loin de tout là-bas et on est entouré de champs. Il a repris vraiment conscience dans la voiture. Malgré qu'il tenait des propos pas très cohérants par moment, on a pû discuter. Il ne voulait pas aller à l'hôpital, j'ai réussi à le convaincre au bout d'un moment. Malgré tout, il aurait pas eu le choix, quelle que soit sa décision, je l'aurais amené. Vous vous rendez compte, il voulait même reprendre le volant. Je lui ai dis que je ne bougerais pas et qu'il n'était pas en état de conduire.
A l'hôpital, ils ont fait beaucoup d'examens et m'ont beaucoup interrogée sur les détails de sa crise. Ils le gardent en observation cette nuit. Ils vont faire un scanner du cerveau cette nuit et si tout va bien, j'irais le chercher demain. Ils le mettront sous anti-épileptiques et il n'aura peut-être plus le droit de continuer son mêtier, qui est chauffeur poids-lourd. Ce n'est que sa deuxième crise d'épilepsie, la première il l'avait déjà faite avec moi, c'est pour cela d'ailleurs que j'ai su quoi faire. La dernière était moins impressionnante, il s'était moins étouffé et il avait vite repris conscience, et il y avait du monde pour appeler de l'aide. Maintenant j'attends des nouvelles, soit il n'y a rien de grave et je vais le chercher demain matin, soit ils le gardent. J'ai deux voitures parquées chez moi du coup, car j'ai la sienne. Demain j'irais le chercher avec sa voiture et comme cela je la parquerais à sa place.
Ensuite, je suis allée voir ma grand-mère qui est dans un autre hôpital. On devait lui amener des affaires, donc elle nous attendait. Je suis un peu restée pour lui expliquer ce qu'il c'était passer et pour la rassurer en lui disant que ce n'était certainement rien de grave. Même si de mon côté je n'étais pas trop rassurée. Je suis rentrée, il n'y a pas longtemps. Je suis épuisée et j'ai bien mal. Car j'ai toujours mes problèmes. J'ai eu très mal en le soulevant, mais j'en ai pas tenu compte, ce qui importait c'etait mon père, il fallait pas qu'il étouffe. Maintenant, je vais m'allonger et me reposer. Je vais peut-être tenter de manger quelque chose après. Je n'ai rien mangé depuis ce matin.
EDIT (13 mai)
Je suis allée le chercher ce matin et on est sorti que cet après-midi. Pour l'instant, il n'a plus le droit de conduire. Donc je vais lui servir de taxi tous les jours. Cela me fait maintenant deux personnes à m'occuper. Il a complêtement oublié ce qu'il s'est passé hier, et me pose un tas de questions. Par moment, il perd encore un peu la mémoire. Mais je pense que cela va aller maintenant.
Il m'avait amenée à la montagne pour essayer de me remonter le moral. Il sait que je suis en dépression, mais il ne sait pas pourquoi et me l'a jamais demandé. Je trouve cela bien.
Maintenant, il va falloir que je prenne la décision de quelle voie suivre concernant les cours qu'on me propose. J'ai eu peu temps pour y réfléchir, mais je pense que j'ai déjà pris ma décision. Je la donnerais demain au chômage.
Il a commencé à tondre le gazon pendant que moi je préparais le pique-nique. L'ayant finis assez vite, je suis allée voir mon père où il en était. Et j'ai vu mon père avec un regard dans le vide et ses mains qui tremblaient sur la tondeuse. Je lui ai demandé si cela allait et il m'a répondu : "Ca ne va pas, il faut que je m'asseye et ça ira mieux".
Il n'arrivait pas à s'assoir, il s'est juste baissé et il a essayé en même temps d'éteindre la tondeuse. J'ai éteinds moi-même la tondeuse et je l'ai aidé à s'assoir. Et il s'est couché sur le ventre et a fait une crise d'épilepsie. Pendant cette crise, je l'ai mis en position latérale de sécurité et je l'ai maintenu contre moi, pour pas qu'il s'étouffe. Il commençait à s'étouffer, alors je lui ai ouvert la bouche, j'ai vu qu'il était en train d'avaler son dentier du bas, alors je suis allée le chercher. Il m'a mordure au passage à cause de ses tremblements. Et j'ai attendu que cela passe. Après les tremblements, il a eu énormément de mal à respirer. Je l'ai un peu soulevé et je l'ai assis, en appui contre moi, afin de dégager ses poumons pour qu'il puisse plus facilement respirer. Je l'ai mis en appui contre moi, car on était au milieu de l'herbe et il n'y avait aucun appui. Il est lourd, il fait environ cent kilos. J'essayais de le calmer en lui parlant. J'essayais surtout à ce qu'il reprenne conscience. Cet état a duré un bon moment. Quand il a pû reprendre enfin correctement sa respiration, il a ouvert les yeux, mais il était pas encore conscient. Je lui parlait encore afin qu'il revienne à lui.
Au bout d'un moment, il me répondait, un peu étrangement, mais il répondait. Je lui ai demandé si je pouvais le reposer afin de l'allonger sur le dos, dans le but d'aller appeler les pompiers (car on était en France). Je suis allée chercher mon téléphone et je suis revenue vers lui pour voir s'il était toujours conscient, et pour lui demander à quelle adresse on était. Il était assis et n'a pas sû me répondre pour l'adresse. Il s'est levé avec du mal et je lui ai dis d'aller s'assoir dans la voiture. Il a suivi ce que je lui ai dis, je l'ai bien entendu accompagné car il tenait vraiment tout juste debout. Mon père dans la voiture, j'ai vite rangé la tondeuse, récupéré le pique-nique, tout fermé à clé et je l'ai amené au urgences à l'hôpital de Genève (à environ 40 km). Le chemin ne m'a jamais paru si long. Il y avait peut-être un hôpital plus près. J'en sais rien, on est loin de tout là-bas et on est entouré de champs. Il a repris vraiment conscience dans la voiture. Malgré qu'il tenait des propos pas très cohérants par moment, on a pû discuter. Il ne voulait pas aller à l'hôpital, j'ai réussi à le convaincre au bout d'un moment. Malgré tout, il aurait pas eu le choix, quelle que soit sa décision, je l'aurais amené. Vous vous rendez compte, il voulait même reprendre le volant. Je lui ai dis que je ne bougerais pas et qu'il n'était pas en état de conduire.
A l'hôpital, ils ont fait beaucoup d'examens et m'ont beaucoup interrogée sur les détails de sa crise. Ils le gardent en observation cette nuit. Ils vont faire un scanner du cerveau cette nuit et si tout va bien, j'irais le chercher demain. Ils le mettront sous anti-épileptiques et il n'aura peut-être plus le droit de continuer son mêtier, qui est chauffeur poids-lourd. Ce n'est que sa deuxième crise d'épilepsie, la première il l'avait déjà faite avec moi, c'est pour cela d'ailleurs que j'ai su quoi faire. La dernière était moins impressionnante, il s'était moins étouffé et il avait vite repris conscience, et il y avait du monde pour appeler de l'aide. Maintenant j'attends des nouvelles, soit il n'y a rien de grave et je vais le chercher demain matin, soit ils le gardent. J'ai deux voitures parquées chez moi du coup, car j'ai la sienne. Demain j'irais le chercher avec sa voiture et comme cela je la parquerais à sa place.
Ensuite, je suis allée voir ma grand-mère qui est dans un autre hôpital. On devait lui amener des affaires, donc elle nous attendait. Je suis un peu restée pour lui expliquer ce qu'il c'était passer et pour la rassurer en lui disant que ce n'était certainement rien de grave. Même si de mon côté je n'étais pas trop rassurée. Je suis rentrée, il n'y a pas longtemps. Je suis épuisée et j'ai bien mal. Car j'ai toujours mes problèmes. J'ai eu très mal en le soulevant, mais j'en ai pas tenu compte, ce qui importait c'etait mon père, il fallait pas qu'il étouffe. Maintenant, je vais m'allonger et me reposer. Je vais peut-être tenter de manger quelque chose après. Je n'ai rien mangé depuis ce matin.
EDIT (13 mai)
Je suis allée le chercher ce matin et on est sorti que cet après-midi. Pour l'instant, il n'a plus le droit de conduire. Donc je vais lui servir de taxi tous les jours. Cela me fait maintenant deux personnes à m'occuper. Il a complêtement oublié ce qu'il s'est passé hier, et me pose un tas de questions. Par moment, il perd encore un peu la mémoire. Mais je pense que cela va aller maintenant.
Il m'avait amenée à la montagne pour essayer de me remonter le moral. Il sait que je suis en dépression, mais il ne sait pas pourquoi et me l'a jamais demandé. Je trouve cela bien.
Maintenant, il va falloir que je prenne la décision de quelle voie suivre concernant les cours qu'on me propose. J'ai eu peu temps pour y réfléchir, mais je pense que j'ai déjà pris ma décision. Je la donnerais demain au chômage.
