Rêves

Cette nuit j'ai rêvé de Lui. C'était un rêve si beau, si bon et si doux. Malheureusement il faut se réveiller à un moment. Dur retour à la réalité.

C'est bète mais ce rêve m'a fait du bien. Je sais que c'est mal, mais on ne contrôle pas ses rêves. En vérité, je rêve presque toutes les nuits de lui, des rêves magnifiques.

Quand on se voit, je suis aussi comme dans un rêve, je me sens tellement bien avec lui. Je suis sur un petit nuage. Je l'aime que voulez-vous. Même si j'en ai pas le droit.

Envie d'écrire

Je suis apparemment en train de faire une insomnie et j'ai envie d'écrire un peu sur ma vie.

Vous savez je me sens très différentes des autres. Cela est dû surtout par ma partie de vie que j'appelle "prison", elle a duré de 10 ans à 25 ans, quand je vivais avec ma mère et mon beau-père. J'avais le droit à rien. Une gamine de 5 ans avait plus de droits que moi. Vers 20 ans environ, j'ai commencé à trouver un tas de stratagèmes pour pouvoir vivre un peu. Inventer de faux cours ou de faux rendez-vous avec mon père pour pouvoir sortir (même pour sortir seule). J'ai même inventé un stage de ju-jitsu pour partir à Avignon deux jours. Mes interdictions ne concernaient pas que les sorties, elles étaient sur tout, voici quelques exemples : interdit de dessiner, regarder la télé (sauf de 20h à 23h), lire des BD, jouer aux jeux-vidéo, écouter la radio, téléphoner à des amis, recevoir des amis, utiliser Internet pour autre chose que les études, etc. Eh oui, tout cela jusqu'à ce que je partes à 25 ans. Comme je le dis, j'ai énormément utilisé mon père et le sport en alibis. Vous me diriez "mais pourquoi es-tu restée aussi longtemps ?" Je suis restée car je voulais pas que ma vie soit gâchée par eux et pouvoir faire un mêtier qui me plait. Ils m'ont pourris l'adolescence et la vie de jeune adulte, je ne voulais pas que ma vie entière le soit à cause d'eux. Ce qui m'aidait surtout c'est ma vie cachée, ma vie à côté. J'ai aussi une très grande force qui m'a aidé à tenir.

Je suis sûre que vous vous demandez comment une fan de jeux-vidéo a réussi à suivre les évolutions des jeux, a collectionner les consoles et a bien entendu jouer. La réponse est simple : je ne jouais presque que chez mon père. Mes consoles étaient toutes chez lui, excepté la GBA puisque que je pouvais la cacher et y jouer en cachette chez moi. Ah oui, une autre exception : la PS2 que j'ai fait passer pour un lecteur DVD. Pour y jouer je devais attendre qu'ils sortent. Les autres consoles ne pouvaient pas être chez moi, car ma chambre était analysée tous les jours par mon beau-père.

Cette "vie" m'a laissé quelques séquelles, je le sais. J'ai très peu d'amis ici. Oui c'est sûr, personne ne comprenait ce que je vivais. J'ai surtout cette impression de n'être pas aimée. Ma mère ne m'a jamais montré un quelconque intérêt, même dans ma petite enfance.

Concernant ma force, elle m'a aidée dans mes études aussi. J'ai dû tout financé moi-même dès l'âge de 18 ans. En plus ma mère me demandait de payer un loyer pour ma chambre (et elle n'est pas pauvre...). En fait, ils ne voulaient pas que je fasse d'études. J'ai donc travaillé toutes les années pendant toutes les vacances (hivers et été) pour pouvoir tout financer, payer ma mère, m'entrentenir (habits, gel douche, shampoing,etc) et aussi pour m'acheter des pièces informatiques et des jeux-vidéo. Je me suis battue d'arrache-pieds pour pouvoir réussir, car pendant les périodes d'examens, mon beau-père inventait un tas de tâches ménagères et de services à rendre pour éviter que je révise. A un moment je ne révisais que la nuit. C'est vrai, je n'ai pas obtenu mon diplôme, mais j'ai réussi toutes les années, dont une avec mention "Bien". J'ai loupé de justesse et cela n'a pas été de la faute de mon beau-père étonnement, mais d'un décès dans ma famille. Je vous en parlerais peut-être un jour. Je n'ai pas pû refaire mon année, car on m'a donné un ultimatum : soit arrêter les études, soit j'étais à la porte dans la minute qui suit... J'ai donc été obligée de tout arrèter, j'en avais parlé sur mon ancien blog : ici.

Voilà vous en savez un peu plus sur moi maintenant.